Dans le langage courant, le concept de démocratie évoque une méthode de prise de décision, un mode de décision qui comporte plusieurs étapes : l’écoute de l’opinion de toutes les personnes concernées, la confrontation des différentes positions par une discussion constructive, et la décision à la majorité. L’engagement de la minorité à accepter la décision prise par la majorité est implicite.

Ainsi, des concepts fondamentaux du processus démocratique émergent tels que le partage, l’écoute, la participation, la bonne foi, le respect des positions différentes des siennes et l’acceptation des décisions prises à la majorité. Lorsque le nombre de sujets impliqués dans la décision devient trop important et ingérable, ou lorsque la complexité des questions abordées nécessite une préparation spécifique, le concept de représentation intervient pour compléter le concept de démocratie : les participants à la discussion, les électeurs, ne représentent qu’une petite partie de tous ceux qui sont intéressés par la décision et sont des représentants généralement choisis par des élections libres. Dans ce cas, on parle plutôt de démocratie représentative, par opposition à la démocratie directe. Il est clair que la démocratie représentative sera d’autant plus complète que le processus de choix des représentants sera démocratique.

La démocratie présuppose un certain degré de maturité civile pour être appliquée avec succès, sinon elle se transforme en une démocratie de façade, en une démocratie vidée de droits et de garanties qui n’aurait pour seul but que de dissimuler des méthodes de décision non démocratiques.

La démocratie appliquée au gouvernement comme l’annuaire d’une nation implique une organisation de l’État qui attribue un rôle prédominant aux organes collégiaux qui agissent comme un lien avec la population et se caractérise par la séparation des trois principaux pouvoirs de l’État : les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il est également fondamental que la société accepte un pacte constitutif qui sanctionne les principes de base sans lesquels la démocratie ne pourrait fonctionner et qui sont généralement exprimés dans la Constitution matérielle de l’État, c’est-à-dire dans une Constitution formelle.

La démocratie est un concept qui trouve ses racines dans la Grèce antique. En effet, le terme “démocratie” dérive de l’union des mots “demos”, qui signifie peuple, et “kratos”, qui signifie force, gouvernement. Donc la démocratie comme le gouvernement de tous les citoyens. Avec la Révolution française, l’ancien concept de démocratie a été associé aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité en tant que principes à la base des systèmes démocratiques.

En résumé, les démocraties sont définies comme les formes de gouvernement dans lesquelles la souveraineté appartient au peuple, qui l’exerce par l’intermédiaire de ses représentants librement élus, dans les formes et les limites établies par la Constitution elle-même. Mais la démocratie est également évoquée comme une conception politico-sociale, comme un idéal éthique, qui se fonde sur le principe de la souveraineté populaire et sur la garantie de la liberté et de l’égalité de tous les citoyens, en fait, en référence aux scénarios de guerre qui ont impliqué les démocraties occidentales, aux luttes contre les dictatures et aux missions internationales de paix, la possibilité d'”exporter” la démocratie est discutée.

Les démocraties contemporaines sont toutes des démocraties représentatives où un rôle fondamental est joué par les partis et organisations politiques. Par le biais de ces corps intermédiaires, les citoyens participent à la discussion pour orienter les choix du gouvernement et choisir leurs propres représentants lors des élections. Dans les démocraties occidentales, des formes de démocratie directe telles que les référendums populaires subsistent.

C’est quoi la démocratie ?

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